A l'origine d'internet, nous avions le web 1.0 (appelé ainsi après son évolution) : la plupart des sites étaient en langage HTML, de nature commerciale et communicative, à faible contenu informationnel et souvent statiques. Avec les nouveaux formats (Ajax, XML) et la démocratisation de l'accès à internet, les contenus du Web sont devenus plus personnels, plus sociaux, notamment grâce à la facilité d'édition permise par les plate-formes de blogs, de wikis : c'est l'ère du Web 2.0. De nombreux outils qualifiés 2.0 apparaissent, où chacun peut mettre ses ressources à disposition : FlickR, Photobucket pour les photos ; YouTube, Dailymotion pour les vidéos... De nombreux outils apparaissent chaque jour pour faciliter la vie de l'internaute (ou lui compliquer parfois!) : il suffit d'aller voir tous les outils développés par Google pour comprendre... La mode est lancée vers avril 2006 avec le livre de J. De Rosnay La révolte du pronétariat qui fait une synthèse de cette nouvelle ère ; même Courrier International fait un dossier à ce sujet. Après le Web 2.0 dont le règne a duré à peine 1 an, voici le Web 3.0. On le qualifie de plus individualisé (axé sur les besoins de l'internaute), mieux organisé (web sémantique) et mobile... Les définitions pullulent, je vous en propose quelques unes : d'abord celle de Fred Cavazza qui reprend les schémas des étapes précédentes pour mieux définir cette nouvelle étape.  Internet Actu propose une vision un peu plus matérialiste et compréhensible du web 3.0, tandis qu'un article de C. Brasseur chez Agoravox propose une carte heuristique du phénomène. La dernière et non la moindre, je la trouve chez Klog qui traduit le résultat d'un concours de définitions concernant le web 3.0, dont je vous propose la définition humoristique : "le Web 3.0 finira mes phrases, il pensera avant moi. En un sens, il pensera pour moi".